Les immondices qui jonchaient le centre-ville depuis quelques jours disparaissent progressivement. Les lendemains de fête et une grève des agents de la ville ont rapidement créé une situation déplorée par les Bordelais du centre-ville : bacs surchargés, sacs éventrés et ordures éparpillées sur les trottoirs. Triste tableau auquel s'ajoutaient les limites des compétences des collectivités : la Communauté urbaine gère les bacs et la ville les sacs au sol.
Ainsi, malgré le ramassage, les ordures à terre n'ont pas bougé durant plusieurs jours. Mais les collectivités ont signé un contrat de co-développement le 18 décembre dernier stipulant que la CUB ramasserait tous les déchets à partir du 23 janvier, accord qui a été avancé à hier. « Les équipes étaient prêtes, mais les ordures ramassées sont destinées à l'Unité de surveillance et d'intervention des déchets [Usid] chargée de retrouver les propriétaires des sacs et le fonctionnement reste provisoire et dérogatoire », précise la CUB. En effet, la collecte sélective devrait permettre l'éradication des déchets sur la voie publique.
La mairie prévient : « Cette semaine la police municipale est de sortie, il va y avoir plus de verbalisations. » Les Bordelais qui laissent leurs déchets sur les trottoirs risquent 100 euros pour les frais d'enlèvement et 150 euros d'amende. Sanction qui concerne également ceux qui ne rentrent pas les bacs après le ramassage. « Le vrai problème, c'est le comportement des gens », regrette Jean-Louis David, adjoint au maire chargé de la propreté. Mais selon les résidents, le vrai problème reste la multiplicité des bacs trop petits pour accueillir toutes les ordures et trop grands pour être stockés dans les immeubles. Sur ce point, Alain Juppé reste ferme : « La loi va nous faire obligation dans quelques années de facturer la collecte des déchets en fonction de la production de chaque ménage. La collecte doit donc être forcément individualisée. » W