La fête, oui, mais avec modération. Un message citoyen et un atout pour les communes qui veulent peaufiner leur image écolo. D'autant plus à la veille du sommet de Copenhague sur l'urgence climatique. Pour l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), le geste dépasse pourtant l'effet d'annonce. « Les illuminations représentent 10 % de la consommation annuelle de l'éclairage public. Les mesures prises ne sont donc pas anodines », reconnaît Laurent Thibaud, directeur adjoint de l'Ademe Aquitaine.
La mesure la plus simple - et la moins coûteuse - reste la sobriété énergétique. C'est le choix de Bordeaux, qui éteint ses illuminations à minuit (au lieu d'une heure du matin il y a deux ans), ou de Blanquefort et Lormont, qui écourtent la période de fête d'une semaine. « Soit une économie d'énergie de 25 % », commente Laurent Thibaud. L'effort le plus efficace, qui est aussi plus cher, reste l'utilisation de diodes électroluminescentes (LED). Les villes y viennent progressivement lors du renouvellement de leurs stocks. Bordeaux et Blanquefort atteignent respectivement 40 % et 45 % d'éclairage LED. A Talence, cela permet de faire baisser la consommation de 10 % par an. Les efforts sont visibles, mais pas encore drastiques. « L'opposition a déjà suggéré de supprimer les illuminations, relate Thierry Gellé, adjoint au maire de Talence chargé du développement durable. Mais c'est une tradition et ça crée une atmosphère qui donne du bonheur aux habitants. » « Le message commence à se diffuser, se réjouit tout de même Laurent Thibaud. C'est important qu'en cette période de forte consommation, on se pose des questions. » W