Le vaccin contre la grippe A (H1N1) commence à avoir la cote. Depuis une semaine environ, la campagne d'immunisation, entamée le 12 novembre, connaît une progression significative à Bordeaux. « On partait de loin », reconnaît une employée municipale du centre de vaccination Paul-Broca. Le premier jour, seuls 34 courageux avaient tendu le bras pour recevoir le vaccin... Neuf jours plus tard, ils étaient 866.
Au total, 2 482 personnes ont été accueillies depuis le début de la campagne, selon la mairie de Bordeaux. Au niveau du département, 13 011 injections ont été comptabilisées, dont 3 024 pour la seule journée de lundi. Mais on ne peut pas parler de raz de marée pour autant. Ni de réaction de panique face aux fermetures d'établissements scolaires. A Bordeaux, l'affluence varie selon les jours et les centres de vaccination. Les journées de samedi et de lundi ont été très chargées, « car beaucoup de gens ne travaillent pas ces jours-là », note un employé de la Ville. En revanche, les Bordelais se sont beaucoup moins déplacés hier. A Paul-Broca, les volontaires arrivaient au compte-gouttes.
On a même piqué les personnes sans bon de vaccination, en dépit des recommandations de la préfecture. « Tant qu'il n'y a pas d'attente, on accepte tout le monde », explique une employée municipale. Mais les personnes détentrices du courrier de la Sécu restent largement majoritaires. La plupart ont également été encouragées à venir par leur médecin traitant. D'autres sont venues de leur propre chef, comme cet enseignant bordelais : « Je suis très confiant dans le vaccin et c'est idiot de risquer une complication si l'on peut s'en préserver », estime-t-il. Quant à ceux qui hésitent encore, notamment les allergiques, « le mieux est qu'ils demandent conseil à leur médecin habituel », conclut une employée de la Ville. W