Les syndicats ne veulent pas faire les frets de la réforme

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Publié le 22 octobre 2009.

« Déclarer le fret d'utilité publique pour le développement durable. » Le message de la centaine de cheminots rassemblés hier devant la gare est explicite. En cause, le plan Fret et l'abandon des « wagons isolés » (quantités limitées pour un seul client) qui engendreraient, selon les syndicats, la suppression de 6 000 à 8 000 emplois au niveau national. Les sites de Bayonne, Hendaye et d'Hourcade à Bègles seraient affectés. « Ce plan va toucher 65 postes », avance Jérôme Teillary, délégué CGT à Hendaye. Le gouvernement prévoit également la création de filiales et des mutations du personnel. Du côté de la SNCF, on préfère parler « de création d'entités spécialisées sur une période expérimentale ». La direction ajoute que, de toute façon, « rien ne pourra assez abaisser le prix de revient du wagon isolé pour le rendre compétitif ».

La colère des salariés de la SNCF est également dirigée contre ce qu'il nomme une « campagne de désinformation massive ». « Le gouvernement veut en fait privilégier le transport routier, avance Benoit Simian de la CGT Bordeaux. Pour les régions Aquitaine et Poitou-Charentes, cela représenterait 300 000 poids lourds de plus sur la route et pour le fret, une perte de 5 millions de tonnes par an. » A l'issue de la journée, les salariés ont décidé d'occuper les locaux de la Direction Fret Atlantique. W

Alexandre Ferrer

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