Une issue à la crise ostréicole ? Après cinq années d'interdiction de ramasser et de consommer les huîtres et autant de protestations des professionnels, le dossier semble avancer. Jeudi, c'était la fermeture de trop : les ostréiculteurs se sont rassemblés devant la sous-préfecture pour demander une fermeture des plages du bassin « par précaution », comme cela est le cas pour leurs huîtres. Ils ont été reçus vendredi, dans l'urgence, par le préfet, Dominique Schmitt. Ce dernier a soutenu une proposition de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) : effectuer un bio-test rat, en plus du test souris.
« Il s'agit de faire une extraction sur un lot d'huîtres et de mettre cet extrait d'huître dans un aliment, puis de le donner aux rats. Après un laps de temps [encore inconnu], la vérification de la consistance de la matière fécale permettra de dire si les huîtres peuvent être vendues », explique Roger Kantin, chef de laboratoire à l'Ifremer, qui a par ailleurs reconnu que les souris meurent sans preuve qu'une toxine puisse être responsable. Ce test, actuellement expérimenté en Hollande, révélerait moins de faux positifs que le test de la souris. Les lots d'huîtres interdits jeudi dernier vont être de nouveau testés et de nouveaux prélèvements vont être faits mercredi.
Si les premiers tests sont négatifs, le préfet s'est engagé à lever l'interdiction dès mercredi. Il a également déclaré qu'il solliciterait un nouvel arbitrage interministériel du dossier. Une requête activement exprimée depuis l'hiver dernier par les professionnels. Les ostréiculteurs se sont dits « confiants » à l'issue de l'entretien, mais restent mobilisés. D'ailleurs, ils ont bloqué ce week-end, la cale de descente du port de la Teste de Buch, empêchant les plaisanciers d'aller en mer. Ils ont l'intention de maintenir la pression jusqu'à jeudi, en fonction des résultats des tests. W