Les villes doivent être présentées en février 2010 par la FFF, et l'UEFA choisira le pays qui accueillera l'Euro en mai prochain. « A la fin de l'été, on doit savoir où on en est, et en 2014, le stade doit être prêt », conclut Jean-Pierre Escalettes. Trois mois pour monter un projet public-privé de près de 250 millions d'euros. Juppé s'est dit prêt à relever le défi. A condition d'être suivi. M6, l'actionnaire des Girondins, s'est d'ores-et-déjà engagé. L'Etat devrait participer et des entreprises privées se sont aussi manifestées. Reste à convaincre les collectivités locales. Elles se sont montrées plutôt favorables, mais à la CUB, on s'inquiète tout de même du coût des « à-côtés » (aménagement urbain, transport...) et du délai imposé. Pour les Verts, il s'agit d'une « extravagance financière du foot-business ». Si l'approche de l'Euro 2016 justifie la concrétisation du projet - il semblerait curieux, que le champion de L1 ne soit pas sur les rangs -, le fonctionnement du stade en période normale soulève des questions. Selon la LFP, sur les six dernières années, l'affluence moyenne à Chaban a rarement dépassé les 25 000 spectateurs, hormis cette saison, perspective du titre oblige. Alors une enceinte de plus de 40 000 places serait-elle rentable ? « Tout dépend de son attractivité », commente Juppé qui imagine un stade digne des structures allemandes avec boutiques et restaurants. Reste à savoir si les Français s'approprieront le concept.