Au lendemain de son entrevue au cabinet de Valérie Pécresse, la ministre
de l'Enseignement supérieur, Patrice Brun, le président de Bordeaux-III, était plutôt détendu. A juste titre, puisque William Marois, le recteur de l'académie de Bordeaux, a finalement validé hier, en fin de journée, le calendrier des examens soumis au ministère. Et cela pour deux raisons, comme l'a expliqué le président à la tribune de l'assemblée générale devant les étudiants. « La manière dont nous avons envisagé les enseignements a satisfait le ministère en termes de volumes horaires. » L'autre raison plus subjective, selon Patrice Brun, c'est que « certaines universités sont dans un état bien pire que la nôtre, qui est resté fidèle à ses missions ».
Pour être plus précis, 80 % du volume horaire imposé par l'Education nationale aura été assuré sur l'ensemble de l'année universitaire. Cela va suffire pour permettre la reconnaissance des examens. Pour beaucoup d'étudiants inquiets, cette nouvelle est un soulagement. Si certains, comme Raphaël, se disent « plein d'amertume, car finalement, on est rentrés dans le rang », d'autres se veulent plus optimistes, à l'image de Yannick. « On est quand même contents, on n'a pas foutu une année en l'air, après plus de trois mois de blocage. Et le mouvement risque de repartir en septembre. » W