Une sixième année de cauchemar ?
La filière ostréicole, réunie hier
en assemblée
générale, a abordé les sujets qui fâchent. La mortalité - toujours inexpliquée - des naissains (jeunes huîtres) depuis mi-mai et l'interdiction de vendre et de commercialiser les huîtres, les résultats des derniers tests souris étant positifs.
Mais le pire a tout de même été évité grâce à la sectorisation, qui a permis que les huîtres du banc d'Arguin ne soient pas concernées par l'interdiction. « Cette mesure permet de sauver les meubles, commente Jérôme Dirrig, basé à Arès. De nombreux ostréiculteurs ont la moitié de leur production sur le banc d'Arguin. » Il estime pourtant que sans cette mesure, le week-end de la Pentecôte aurait été meilleur pour tous ceux qui font déguster leurs huîtres. Cet hiver, les ostréiculteurs avaient demandé au gouvernement de modifier les tests, mais il semblerait qu'ils ne puissent pas être révisés avant 2012.
La mortalité des naissains s'avère d'autant plus problématique que le Bassin d'Arcachon fournit en général 60 % des jeunes huîtres nécessaires à la production française globale. Et en 2008, les professionnels du bassin avaient déjà perdu 70 % de leur production pour les mêmes raisons. « Ça avait commencé plus tard dans l'année », se souvient Jérôme Dirrig. Les stocks devraient suffire pour Noël, mais les premiers manques pourraient se faire sentir au printemps prochain. Pour les ostréiculteurs, la prochaine échéance est la réception du SMS hebdomadaire, vendredi, qui annonce la bonne ou la mauvaise nouvelle. Attendue avec appréhension chaque semaine jusqu'en septembre. W