Les étudiants sont partagés. Réunis hier en assemblée générale, ils ont reconduit le blocage jusqu'à lundi. Mais la neutralisation du semestre fait débat. Cette motion, votée la semaine dernière, consiste à valider les examens du second semestre, sans épreuve, sur les bases du premier. Une ligne suivie par une vingtaine d'universités, dont Bordeaux, mais que refuse le gouvernement. A Bordeaux-III, les avis divergent : Matthieu, étudiant en anglais, a fait une croix sur les examens. « Après dix semaines de grève, nous sommes arrivés à un point de non-retour, il faut continuer les actions », estime-t-il. Il ajoute que la proposition de redoublement, émise par l'Etat, poserait un problème de sureffectif l'an prochain. Aurélie, étudiante opposée au blocage, défend quant à elle le maintien des examens et la reprise immédiate des cours. Elle revendique son « droit à étudier ». La question devrait être abordée lors du conseil des présidents d'universités, aujourd'hui et demain, à Paris. ■ Sarah Bourhis