Les clients de gaz de Bordeaux explosent

Déjà plus de 2 600 visites sur leur blog et une pétition lancée hier. Le collectif des usagers de Gaz de Bordeaux, fondé le 5 mars par une dizaine de particuliers, commence à créer le buzz. Ils dénoncent l'augmentation brutale des tarifs d'abonnement...

Marion Guillot

— 

Déjà plus de 2 600 visites sur leur blog et une pétition lancée hier. Le collectif des usagers de Gaz de Bordeaux, fondé le 5 mars par une dizaine de particuliers, commence à créer le buzz. Ils dénoncent l'augmentation brutale des tarifs d'abonnement - jusqu'à 240 % sur certaines tranches - depuis le 1er octobre. Une hausse qui s'ajoute à celle du prix du gaz, d'environ 30 % depuis début 2006, conséquence de l'envolée du prix du pétrole.

L'abonnement couvre les frais fixes du distributeur et varie selon la tranche de consommation du foyer. « Mon tarif mensuel est passé de 15,33 à 27,89 euros hors taxes, soit une hausse annuelle de 150 euros », pointe Marianick Saliceti, du collectif. Coïncidence malencontreuse : Gaz de Bordeaux a envoyé un courrier à ses 210 000 abonnés début janvier, leur annonçant fièrement le gel de la hausse de 7,9 % du prix du gaz qui aurait dû entrer en vigueur en début d'année. « Sauf qu'à cause de l'abonnement, nos factures ont quand même augmenté ! », s'indignent les membres du collectif.

Gaz de Bordeaux reconnaît qu'il y a eu « boulette » sur la communication. « Mais pour ce qui est des abonnements, nous n'avons fait que nous mettre en conformité avec les règles européennes », ajoute la société. Avec l'ouverture du marché à la concurrence européenne, Gaz de Bordeaux a dû se scinder en deux entités (l'une chargée du réseau et l'autre de la commercialisation), entraînant une hausse de ses coûts fixes. Mais, pour l'heure, les abonnements facturés par les dix-huit autres distributeurs locaux, comme Gaz Electricité Grenoble ou Enerest à Strasbourg, sont deux fois moins élevés. « Ils vont devoir s'y mettre. Notre tort a été d'être les premiers à appliquer la nouvelle réglementation », se défend Gaz de Bordeaux. ■

Mots-clés :

Aucun mot-clé.