Week-end chargé pour les professionnels de la filière. Ils ont enchaîné les réunions pour tenter de se mettre d'accord sur un prix de référence pour le bois tombé à la suite du passage de la tempête Klaus. Les négociations sont difficiles car les sylviculteurs doivent affronter une crise exceptionnelle. Les pertes pour la filière sont aujourd'hui estimées à 37 millions de m3 de bois soit quatre à cinq années de récolte. Un stock presque impossible à écouler. D'où la nécessité de fixer un prix plancher pour ne pas dévaloriser complètement le secteur.
Parallèlement, les représentants des métiers du bois ont été reçus par Alain Juppé. Le maire UMP de Bordeaux s'est engagé à appuyer leur demande de création d'un mécanisme de garantie prenant en compte leur activité. Car aujourd'hui, la sylviculture ne peut pas bénéficier des garanties accordées en cas de catastrophe naturelle ou de calamité agricole. Il leur a également promis la création d'un événement promotionnel autour du bois et d'encourager l'utilisation de ce matériau dans la construction et l'aménagement. Aujourd'hui, il sera aussi question de la tempête au conseil régional avec le lancement de l'Institut européen de la forêt (Efi). Présenté comme un outil de recherche et de prospection pour la filière bois, il travaillera en synergie avec l'Institut européen de la forêt cultivée. ■