Une hausse qui s'impose (ou pas)

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Publié le 19 février 2009.

La ville de Bordeaux devrait décider courant mars d'une augmentation de 2 % des impôts locaux. Une hausse non justifiée, selon l'opposition. « Cet argent va servir aux projets pharaoniques d'Alain Juppé, comme Evento, sans tenir compte de la crise économique », s'insurge Mathieu Rouveyre, conseiller municipal socialiste. Quant à savoir si les Bordelais sont déjà fortement imposés ou pas, chacun a sa propre interprétation des chiffres.

La mairie se réfère à une étude de Dexia (spécialiste des collectivités locales), selon laquelle les communes devraient appliquer une augmentation moyenne de 3,5 % en 2009. Bien supérieure, donc, à celle de Bordeaux. Le PS se base, lui, sur une étude du Forum pour la gestion des villes, qui calcule la part payée par le contribuable. En seconde position, Bordeaux serait donc une des villes les plus chères avec 1 600 euros de taxe d'habitation pour un foyer fiscal moyen. Mathieu Rouveyre propose un bouclier fiscal pour les plus modestes. « La taxe d'habitation est un des impôts les plus injustes, sachant qu'un quart des Bordelais vivent sous le seuil de pauvreté. » La mairie, quant à elle, estime qu'un effort est déjà fait, puisque pour des raisons historiques, datant de l'ère Chaban-Delmas, un abattement global est appliqué. ■

Julie Millet
Emploi

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