Booster l'économie et l'emploi dans la région. Le volet aquitain du plan de relance du gouvernement, présenté au début du mois par le Premier ministre, a été détaillé hier par le préfet, Francis Idrac. Il prévoit une enveloppe de près de 160 millions d'euros pour les projets et 200 millions d'euros destinés à financer le fonds de compensation de la TVA (remboursement anticipé d'une part de la TVA aux collectivités). L'aide aux projets est réservée aux opérations prêtes à être lancées dans les deux ans. En cas de retard, l'enveloppe pourra être retirée et redéployée. Une aubaine pour activer des projets aquitains comme la rénovation urbaine, l'entretien du réseau routier ou la réalisation de programmes portuaires...
Le préfet ne veut pas entendre les critiques d'Alain Rousset, président (PS) du conseil régional, qui estimait au début du mois que « ce plan est un effort de rattrapage et de recyclage de crédits déjà inscrits dans les contrats de plan ». « Sur les 160 millions d'euros, seuls 30 à 40 % sont destinés au contrat de plan Etat-région. Et d'ailleurs, le plan va permettre la réalisation de certaines opérations dès 2009, plutôt qu'en 2013 », a souligné hier Francis Idrac.
Le plan de relance va-t-il jouer ce rôle d'accélérateur dans le cadre de la LGV Sud-Europe Atlantique ? Une partie des 55 collectivités, réticentes à financer ce coûteux projet, pourrait, peut-être, revoir leur copie. Une enveloppe nationale de 8 milliards d'euros est destinée à mettre en place des prêts bonifiés (accordés à un taux inférieur à celui du marché grâce à une subvention de l'Etat) sur la moitié des contributions prévues par les collectivités. « C'est une façon d'abaisser les coûts, reconnaît le préfet, ça ne peut que favoriser le dossier. » Un dossier ardu puisque, malgré cette annonce, le conseil régional de Poitou-Charentes, comme la communauté d'agglomération du grand Angoulême, bloque leur budget tant que les conditions imposées, ne seront pas confirmées par le gouvernement. ■