« Bonjour, je voudrais savoir comment réserver une ambulance pour raccompagner ma mère jusqu'à sa maison de retraite. » Cette demande, qui n'a rien à voir avec l'urgence médicale, a pourtant été adressée hier matin au standard du Samu-centre 15 de Bordeaux. En visite sur place, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, était justement sur le point d'inaugurer un dispositif pilote au niveau national, censé désengorger les services téléphoniques d'urgence. « Nous avons géré 260 000 affaires médicales l'an dernier, dont 20 % étaient de simples demandes d'informations », rappelle le directeur du service, Michel Thicoipe.
Pour tenter d'endiguer le phénomène, un site Internet* est désormais accessible au public. Sorte de « pages jaunes santé », il regroupe l'ensemble des coordonnées du secteur sanitaire girondin. « Si vous cherchez un médecin du sport ou une maternité, tout est sur le site », explique le directeur du CHU, Alain Herriot. Ce service n'a rien de révolutionnaire, mais la ministre souhaite l'« étendre à tout le pays dans les deux à trois ans », si les résultats sont concluants. Côté Samu, on attend néanmoins d'autres améliorations : « Nous sommes en pilote au niveau national... et installés depuis deux ans dans des préfabriqués », soupire Michel Thicoipe. ■* www.infocitoyen33.sante.gouv.fr)