« Un outil d'innovation urbaine pour la CUB »

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Publié le 16 décembre 2008.

Créé en 2000, le conseil de développement durable (C2D) a d'abord été présidé par Alain Juppé, puis par Alain Rousset, présidents successifs de la CUB. En juin dernier, ce poste a été confié à une personnalité de la société civile, Fabienne Brugère, professeur de philosophie à l'université de Bordeaux-III.

A quoi sert un conseil de développement durable ?

Le C2D est composé de 160 membres issus du monde économique, syndical, institutionnel et associatif. Cette force de proposition et d'évaluation est destinée à éclairer les élus de l'agglomération. C'est un outil d'innovation urbaine. Nous sommes là pour imaginer une ville durable.

Dans la CUB, quels secteurs relèvent du C2D ?

D'abord, l'organisation des transports. Nous devons anticiper la mobilité à l'horizon 2025, tout en évaluant ce qui existe déjà. Côté habitat, nous ferons en sorte de rapprocher les écoles et les commerces de la population. Nous réfléchirons également à la place de l'économie solidaire dans la CUB.

Quels projets sont déjà lancés ?

Le président de la CUB, Vincent Feltesse, a saisi le C2D sur deux thématiques : la rédaction d'ici au premier trimestre 2009 d'une charte de la concertation, texte fondateur qui doit définir les principes de discussion dans l'agglomération ; la proposition de nouveaux modes de scrutin, tel le suffrage direct, d'ici à la fin février. A plus long terme, nous avons décidé d'étudier les transports en commun et de recueillir le point de vue des citoyens. Enfin, l'identité de l'agglomération est notre quatrième chantier : nous tâcherons de définir son image, de faire émerger une unité à partir de sa diversité.

Quels sont les plus gros défauts de la CUB aujourd'hui ?

La saturation de la ligne B du tram est un vrai problème. Un rééquilibrage avec le bus paraît nécessaire. Mais pour que le réseau soit efficace, il faut limiter l'étalement urbain. L'agglomération bordelaise est l'une des moins denses de France. De ce fait, le réseau de transports coûte plus cher. Il faudrait aussi renforcer les synergies entre l'économie, l'université et la recherche. A fortiori en temps de crise, il faut mobiliser toutes les énergies. C'est ce que fait Obama aux Etats-Unis.

Marion Guillot - ©2008 20 minutes
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