« Lassitude, exaspération, absence totale de satisfaction au travail, manque de reconnaissance. » Ollivier Joulin, vice-président du TGI de Bordeaux et membre du Syndicat de la magistrature, se fait l'écho du malaise de ses pairs. Aujourd'hui, ils se rassembleront devant le palais de justice, dans le cadre d'une journée d'action nationale, contre « les dérives de la ministre, Rachida Dati ».
Mis sous pression, les magistrats auraient de plus en plus de mal à prendre des décisions. Un juge des libertés et de la détention interroge : que faire d'un mari violent placé en détention lorsqu'il présente un grand danger pour sa femme, que les médecins et experts refusent une hospitalisation d'office, et que le directeur de la prison est « anxieux » car il craint un suicide ?