Le scénario que craignait l'UMP a eu lieu. La dissidence de Gérard César a coûté un siège de sénateur à la liste officielle UMP, celui d'Hugues Martin. Six places étaient à pourvoir en Gironde. Les quelque 3 000 grands électeurs appelés aux urnes en ont attribué trois à la liste PS menée par Philippe Madrelle, qui emmène avec lui deux nouvelles têtes : Françoise Cartron et Alain Anziani.
Les trois sièges restants sont revenus à la droite, mais deux listes concurrentes ont dû se les partager. Le sénateur UMP sortant Gérard César, parti en dissidence après ne pas avoir été convié à la liste officielle, a réussi à conserver son siège. Il ne restait donc plus que deux places pour la liste officielle de Xavier Pintat : une pour lui, l'autre pour sa colistière, Marie-Hélène des Esgaulx. Les portes du Sénat se referment donc devant Hugues Martin, troisième inscrit. Sa loyauté envers Alain Juppé - il avait conservé le fauteuil de maire de Bordeaux durant sa période d'inéligibilité - n'a pas été pas récompensée. Malgré l'infortune de son fidèle adjoint, ce dernier gardait le sourire hier. « Cette défaite est due à la dissidence de Gérard César et je le regrette. Nous allons nous réunir et en tirer les conséquences », a déclaré le maire de Bordeaux, satisfait néanmoins que « le rapport droite-gauche ne bouge pas au niveau départemental ». Alors que des règlements de comptes en interne s'annoncent à l'UMP, le PS girondin savoure « une belle victoire ». « Nous avons raté le quatrième siège de 37 voix », soulignait hier soir Philippe Madrelle.