«Qui veut aller au tableau?» «Moi, moi, maîtresse, non, moi!» Etrange phénomène ce lundi matin à l'école primaire Dupaty. Les vingt-trois élèves de CM2 ont tous la main levée pour aller corriger... un exercice de grammaire sur les compléments circonstanciels. «C'est l'effet TBI», s'amuse Domitille George, l'institutrice.
TBI pour tableau blanc interactif. A première vue, rien de renversant : un écran géant reproduit celui d'un ordinateur grâce à un rétroprojecteur. Le petit plus, c'est l'interactivité. Stylet en main, Yasmine s'applique à souligner en vert le complément d'objet direct qu'elle a cru reconnaître. C'est raté pour cette fois. D'un coup de crayon numérique, le trait est effacé. « On corrige tous les exercices de cette manière. C'est un gain de temps génial », précise l'instit. Testé à titre expérimental depuis octobre 2007, le TBI serait «un outil révolutionnaire pour les élèves», selon Alain Mangini, le directeur de l'école Dupaty.
Même sentiment côté instits. «Je sens que leur attention est beaucoup plus soutenue. Ils retiennent aussi mieux leurs leçons grâce aux visuels que je projette sur le tableau. C'est très net en géographie. Je leur fais écrire le nom des pays directement sur le TBI, à partir d'une carte du monde récupérée sur Internet», explique Domitille George. Déjà utilisé avec succès dans deux écoles primaires de Bordeaux, le dispositif va être étendu progressivement à toutes les écoles qui en feront la demande.