«On s'en est bien sorti. On n'a laissé aucune question sans réponse, c'est l'essentiel. » Hier, quelques minutes après son plaidoyer pour Bordeaux 2013, le directeur du projet, Richard Coconnier, affichait une certaine sérénité. Un sentiment partagé par Vincent Feltesse, le président PS de la CUB, également présent pour ce grand oral qui s'est déroulé dans une immense pièce du musée d'Orsay, à Paris. « Je suis plutôt confiant. Les treize membres du jury nous ont un peu cuisinés... mais on a su répondre.»
Au cours de cette épreuve finale intense, le jury ne s'est pas privé d'interroger la délégation bordelaise sur ses deux points faibles : un budget limité à 60 millions d'euros (dont seulement 9 millions apportés par des sponsors) et une déclaration de candidature un peu tardive. « Les membres du jury nous ont demandé sur quels projets nous avions déjà avancé. Alain Juppé a parlé de la reconversion de l'ancienne caserne Niel, située à La Bastide. Cette friche industrielle va être transformée en fabrique culturelle. Sans Bordeaux 2013, nous aurions mis des mois à nous mettre d'accord », souligne Vincent Feltesse. Le président du conseil régional d'Aquitaine, Alain Rousset, retient l'unanimité politique entre les quatre collectivités (ville, CUB, département et région). «C'est notre point fort pour bétonner le plan de financement», affirme-t-il. Suffisant pour séduire un jury difficile», de l'avis de tous ? «Certains membres du jury nous ont fait sentir qu'ils étaient très favorables à notre candidature, d'autres moins... Le vote va être très serré», pronostique Richard Coconnier. Réponse aujourd'hui à 17 h 30.