7 h 41, le TER Aquitaine en direction d'Arcachon va partir. En gare de Bordeaux, les voyageurs prennent place dans les voitures. « Je prends ce train tous les matins, du lundi au vendredi. » Le voyageur, la quarantaine, est parti d'Agen et se rend à son lieu de travail, à Pessac. « C'est un choix. Prendre la voiture tous les jours, c'est une galère ! Le temps de voyage est le même... et en terme de fatigue et de frais, il n'y a pas photo ! Prendre la voiture coûterait quatre fois plus cher : l'abonnement me revient à 31 euros par mois, la somme que je devrais dépenser en carburant pour une semaine. »
Ses voisins tiennent le même discours : le trafic bordelais leur paraît trop encombré et voyager en train leur évite le stress des bouchons. « Cela fait plaisir aussi de croiser des têtes connues, on crée des liens : le TER, c'est convivial. ».Neuf gares jalonnent le trajet, autant d'arrêts où les passagers descendent ou montent : pas de bagage encombrant en vue, juste quelques sacoches de travail. Si le cadencement mis en place en juillet a augmenté les allers-retours sur la ligne, certaines correspondances posent encore problème. Comme pour cette passagère, qui habite Angoulême et qui descend à l'arrêt Alouette-France, à Pessac. « J'ai deux trains à prendre et quinze minutes de marche. Pour être à l'heure au travail, je dois partir à 5 h 30 le matin. »
Arrivé à Arcachon, le TER se vide. Au retour, nul travailleur dans les wagons. C'est au tour des personnes âgées de profiter du réseau ferroviaire pour se rendre à Bordeaux.