La croissance à deux chiffres, c'est terminé. Alors qu'il progressait encore de 12 % en 2007, l'immobilier girondin devrait flirter avec les 2 % cette année. Un ralentissement général qui ne devrait pas s'inverser en 2009, à en croire les professionnels.

Depuis le mois de mai, le volume des ventes a considérablement chuté dans le département, jusqu'à 50 % dans le neuf. « Les dispositifs Borloo et de Robien ne marchent plus », constate Thibault Sudre, de la chambre des notaires de la Gironde. « Les propriétaires ne trouvent pas de locataires et leurs biens sont invendables, à moins de perdre de l'argent ». Mais quel que soit le type de logement, « nous avons signé très peu de compromis cet été », ajoute-t-il.

Côté prix, la baisse commence à se faire sentir, mais seulement sur les produits présentant des défauts. « On ne vend plus toutes les horreurs qu'on vendait dans les années 2000 », observe le notaire. Les petits prix situés entre 120 000 euros et 200 000 euros restent stables, car la demande des primo-accédants reste forte. Même chose pour les biens de prestige au-delà des 450 000 euros, leurs acheteurs étant « au-dessus des turbulences du marché ». Mais entre les deux, la morosité est de mise. « Le coeur de marché ne bouge plus », déplore la chambre des notaires. Pour l'instant, les produits « classiques » restent stables, à 3 000 euros le mètre carré. Michel Balland, agent immobilier, ajoute que « les propriétaires ont du mal à baisser leurs prix, car ils sont encore inférieurs à ceux pratiqués dans des villes comparables ».

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