Ce n'est pas l'hémorragie que tout le monde craignait, mais le nombre de dérogations a encore augmenté en Gironde. La hausse atteint 17 % pour les élèves arrivant en sixième et près de 10 % lors du passage en seconde.
Pour William Marois, recteur d'académie, il n'y a pas lieu de s'alarmer : « Ces changements d'établissements sont plutôt liés à la volonté des parents de rapprocher leur enfant de leur lieu de travail ». Au collège Gérard-Philippe de Pessac, près du quartier de Saige, « une dizaine d'élèves sont partis en fin de sixième », s'étonne la principale, Maud Maury. Et pas simplement pour des contingences matérielles : « Nous sommes face à une génération de parents qui, quand ça ne va pas, s'en vont ». Un « zapping » contraire à la vocation de l'école, « où l'élève se construit dans la durée ».