Le procès de José Bové et de ses collègues faucheurs volontaires attendra. Hier matin, l'audience a été renvoyée au 27 août, à la demande des avocats des prévenus, qui ont estimé hier n'avoir pas obtenu toutes les pièces nécessaires à la défense de leurs clients. Ceux-ci étaient poursuivis pour avoir rendu impropre à la consommation un stock de maïs transgénique le 4 novembre 2006 à Lugos (Gironde), en y versant un « polluant naturel définitif ». « Nous avons reçu certains éléments du dossier il y a seulement deux jours », a plaidé François Roux, l'un des trois avocats des douze militants anti-OGM. « Nous avons découvert mardi qu'il y avait eu une reconstitution des faits en la seule présence de Marc Giblet », a renchéri l'avocate Marie-Christine Etelin.
Marc Giblet, le gérant de l'exploitation agricole, était aussi convoqué hier pour avoir tiré au fusil vers les manifestants en novembre 2006. Il sera aussi jugé le 27 août prochain, le tribunal ayant refusé de disjoindre son procès de celui des militants. « Le procès des OGM doit avoir lieu, et on a envie que Marc Giblet s'explique, a déclaré hier José Bové. Nous, on veut mener le combat contre les OGM, c'est le but de ce procès. »