Le sinistre qui a ravagé la halle aux farines fin juin, sur la rive droite, pourrait être d'origine criminelle. Des témoins, présents dans le voisinage au moment des faits, ont été frappés par la rapidité avec laquelle le feu a gagné le bâtiment. La police reste prudente, mais l'hypothèse est envisagée avec beaucoup de sérieux. Dimanche 22 juin, vers 22 h, la halle aux farines, bâtiment historique de plus de 2 000 m2 destiné à accueillir les archives municipales à l'horizon 2012, s'embrase. A quelques centaines de mètres de là, au squat de l'association la Bonne Etoile, qui fait office de résidence d'artistes, des cris retentissent. Céline Bouyssonie, une étudiante membre de l'association, accourt et contemple le triste spectacle : « C'est moi qui ai prévenu les pompiers. Le temps que je commence à appeler et à expliquer ce qui se passait, la moitié du bâtiment était en train de brûler. Le feu s'est propagé à une vitesse incroyable. On a tous halluciné. »
Vers 4 h du matin, les soldats du feu parviennent à maîtriser l'incendie. Mais du vieux bâtiment historique, il ne reste que les murs. Son immense charpente et ses deux niveaux de plancher sont réduits en cendres. Murielle Parcelier, adjointe du quartier de La Bastide, reste prudente : « On ne peut rien affirmer. Mais vu la rapidité avec laquelle le feu a pris, on peut imaginer que l'incendie soit criminel », reconnaît-elle. Une semaine auparavant, la police avait contrôlé sur place l'identité de quelques squatteurs, qui sont aujourd'hui recherchés. « Pour la police, à ce jour, il est impossible d'établir un lien entre ces personnes et l'incendie », indique Murielle Parcelier. L'enquête suit son cours.