« Si on se couche, c'est pour symboliser notre mort. » Alors Christine Chivallon s'est couchée, hier, avec deux cents autres chercheurs, devant la délégation régionale du CNRS, pour en dénoncer la réforme. Membre du collectif Sauvons la recherche, elle explique : « On veut mettre la recherche au service d'un modèle économique, alors qu'elle doit justement s'extraire de l'économie. »
La réforme pourrait voir disparaître à Bordeaux plusieurs laboratoires, notamment en sciences humaines et sociales, en vue d'une intégration au sein de l'université. Un véritable recul pour Sébastien Villotte, doctorant en anthropologie biologique : « Aujourd'hui, le CNRS garantit l'autonomie des chercheurs. S'ils sont intégrés à l'université, ils devront donner des cours et auront moins de temps à consacrer à leurs travaux. » A Paris, le conseil d'administration du CNRS, qui devait avoir lieu hier et avaliser la réforme, a été reporté.