Patrons et salariés aquitains ont adopté les heures supplémentaires défiscalisées. Instauré par la loi Tepa, ce dispositif avantage les deux parties : outre la possibilité d'augmenter leur salaire mensuel en choisissant de travailler plus, les salariés ne sont pas imposés sur ces heures. Quant aux employeurs, ils bénéficient d'un allégement de leurs cotisations sociales. Ainsi, au quatrième trimestre 2007, 42 % des entreprises aquitaines y ont eu recours, soit 3 326 établissements, pour un total de 676 000 heures. Ces exonérations représentent 2,56 millions d'euros à l'échelle régionale, soit 1,28 % de la masse salariale totale du secteur privé aquitain.
L'Urssaf note que le recours aux exonérations est proportionnel à la taille de l'entreprise : 38 % des entreprises de moins de dix salariés, contre 60 % pour les autres. L'industrie, la construction et le commerce sont les secteurs les plus demandeurs, avec un ratio de plus de 50 %. En revanche, les activités financières, immobilières, récréatives, associatives ou éducatives sont moins de 30 % à avoir recours à la loi Tepa. Pour François-Gilles Simiane, patron de Simiane Videau Bâtiment, à Cenon, ce coup de pouce a du bon : « En moyenne, mes salariés augmentent leur salaire de 100 eur à 150 eur net par mois, pour quatre heures supplémentaires par semaine. C'est bien, mais un peu juste pour un gamin qui veut s'acheter une voiture ou constituer un apport pour une maison. » La durée légale du travail est en effet limitée à 45 heures hebdomadaires pour un salarié.