Combien êtes-vous prêt à payer pour une eau de qualité et en quantité suffisante ? C'est, en substance, l'objet du questionnaire que s'apprêtent à recevoir les 3,5 millions de foyers du grand Sud-Ouest. Adressé par l'agence de l'eau du bassin Adour-Garonne et consultable sur Internet (www.aquacitoyen.org), le document présente les nouveaux objectifs imposés par l'Union européenne, à savoir que la moitié des masses d'eau disponibles - superficielles et souterraines - soient de bonne qualité. « Cela représente un effort financier de 4 milliards d'euros sur la période 2010-2015, soit 30 % de plus que ce que nous investissons actuellement », indique Vincent Hammel, délégué régional de l'agence de l'eau. Pour y parvenir, « il nous faut trouver de nouveaux financements, mais l'effort ne doit pas peser sur une seule catégorie d'usagers », souligne-t-il.
Pour l'heure, le budget de agence de l'eau provient des usagers domestiques (75 %), suivis des industriels (15 %) et des agriculteurs (10 %). Reste à savoir si ces participations doivent être redistribuées et comment, « pour être le plus équitable possible », note Vincent Hammel. La consultation, qui se déroule jusqu'au 15 octobre, devra permettre de dégager un compromis. Quoi qu'il en soit, l'argent servira surtout à lutter contre la rareté chronique de l'eau en été et contre les pollutions liées à l'utilisation de produits chimiques (désherbant, insecticides, engrais...). Très difficiles à éradiquer, elles dégradent de plus en plus les ressources.