La mobilisation marque le pas. Seuls 300 lycéens ont manifesté hier dans les rues de Bordeaux, pour protester contre les suppressions de postes prévues à la rentrée dans l'Education. Ils ont défilé derrière quelques banderoles, sur lesquelles on pouvait lire « menacer la culture = dictature » ou « nous ferons la révolution pour le droit à l'éducation ». « Ces suppressions signifient que nous allons avoir des classes surchargées et que des heures d'encadrement vont être supprimées », affirmait Rayane Tahari, président aquitain de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL). « L'an prochain, ils vont retirer des options au lycée en raison des suppressions de postes », soulignait une lycéenne de terminale S à Condorcet. Si les professeurs étaient peu nombreux à défiler, on pouvait croiser quelques étudiants. Ainsi, Elizabeth, en lettres classiques, venue défendre « son goût pour le latin et le grec, toujours les premiers à trinquer ».