Un cru 2007 encore un peu vert

Trop tôt les primeurs ? C'est en tout cas le sentiment du négociant et critique Jean-Christophe Estève, à l'issue de la semaine de dégustation du millésime 2007 à laquelle ont participé quelque 4 500 professionnels venus du monde entier. « On n'aura ...

Sophie d'Ambra - ©2008 20 minutes

— 

Trop tôt les primeurs ? C'est en tout cas le sentiment du négociant et critique Jean-Christophe Estève, à l'issue de la semaine de dégustation du millésime 2007 à laquelle ont participé quelque 4 500 professionnels venus du monde entier. « On n'aura la sensation exacte de ce que sera le vin que dans quelques semaines, car c'est avec le temps qu'un cru perd en dureté et affine ses tanins », affirme-t-il, tout en reconnaissant que sur un plan organisationnel les dates sont difficiles à modifier.

« C'est vrai qu'à cette époque, le vin n'est pas au sommet de sa qualité mais cette année les dégustateurs l'ont trouvé meilleur que prévu », garantit Gonzague Lurton, propriétaire de Dufort-Vivens, deuxième cru classé de Margaux. En effet, de l'avis général, si le millésime 2007 ne s'annonce pas comme un vin de garde, il sera cependant agréable à boire dans les cinq à dix prochaines années. Les seuls à véritablement tirer leur épingle du jeu sont les liquoreux, « qui sont d'une qualité exceptionnelle », affirme Jean-Christophe Estève.

Concernant les prix que le cru 2007 pourrait atteindre, il est trop tôt pour se prononcer. S'il y a encore trois ans, les propriétaires de grands crus s'entendaient pour fixer les tarifs, ce n'est désormais plus le cas. L'an dernier, il a fallu patienter jusqu'au mois de juin pour être fixé. « Les grands crus attendent que l'un d'entre-deux se prononce pour voir comment réagit le marché », explique le négociant. Reste à savoir qui sera le premier à dégainer cette année.

Mots-clés :

Aucun mot-clé.