• Au printemps dernier, un stand a été forcé après la fermeture au public.
  • Montant du préjudice 17.500 euros pour l'exposant qui dénonce une sécurité insuffisante.
  • Le président de la Foire des Quinconces réfute et contre-attaque.

Tout part du vol d’une vitrine de bijoux en or, au printemps dernier, à l’occasion de la dernière édition de la brocante des Quinconces. Alors que la brocante ferme au public à 19 heures, Pierre Vanessche quitte son stand quelques minutes plus tard et constate le lendemain que sa cabane a été forcée. Une vitrine contenant des bijoux en or a disparu. Il estime le montant du préjudice à 17.500 euros.

>> A lire aussi : Qu’attendent les Lillois de la prochaine édition de la braderie?

Une pétition pour demander un renfort de surveillance

Problème selon lui, la brocante n’est pas assez sécurisée. Il détaille : « La place des Quinconces n’est véritablement fermée et surveillée qu’à partir de 21 heures. Le vol a dû avoir lieu avant et on me dit que dans ce laps de temps, c’est à moi d’assurer la sécurité de ma cabane. Sauf que quand on signe pour l’emplacement, ce n’est précisé nulle part !

Au moment de la fermeture de la brocante, des véhicules peuvent accéder aux allées pour charger ou décharger de la marchandise. « Un moment flou, selon Pierre Vanessche, où n’importe qui peut faire un peu ce qu’il veut. »

Le stade de Pierre Vanessche sur la brocante des Quinconces.
Le stade de Pierre Vanessche sur la brocante des Quinconces. - Damien Gozioso

A la suite de ce vol, une pétition a circulé dans les allées de la brocante, entre exposants, pour dénoncer « des dysfonctionnements de la sécurité concernant la surveillance des cabanes ». Elle a été signée par 58 brocanteurs, sur 200 que compte la place. Elle demandait « une réaction ferme, efficace et immédiate » sous peine de ne plus payer à l’association organisatrice les frais de foire. « Il y a eu une réunion où on nous a dit que la sécurité serait renforcée, explique un autre exposant, mais six mois plus tard on constate que rien n’a vraiment changé… »

>> A lire aussi : Sentinelle: «Des évolutions subtiles sans refonte en profondeur»

Le patron de l’association se défend

« Une foire de 20 jours où il y a un problème tous les 10 ans c’est une foire sécurisée » tempère de son côté Bertrand Lecat, le président de l’association de la Foire des Quinconces. Il dit ne pas vouloir accabler Pierre Vanessche mais voit surtout à l’origine de ce vol « une grosse faute de négligence ». Des agents de sécurité se relaient jour et nuit aux deux endroits où les véhicules peuvent accéder aux allées, « il y a du monde 24 heures sur 24 ». C’est à ce sujet que les avis divergent entre lui et les exposants mécontents. Ces derniers parlent de « surveillance partielle » quand Bertrand Lecat se montre fataliste : « Bien sûr qu’on fait gaffe, mais il faut faire quoi ? On ne peut pas être derrière chaque camion à surveiller qui fait quoi ».

Bertrand Lecat avance également le fait que cette année les véhicules qui entrent sur la brocante ont un badge spécifique, pour limiter les risques. Le contexte de sécurité renforcée implique également selon lui une surveillance accrue dans la journée. Trop peu à en croire Pierre Vanessche et certains de ses collègues, qui ont fait leurs comptes : « Sécuriser ce laps de temps problématique ça coûterait 50 à 100 euros en plus par cabane, sur 20 jours c’est dérisoire, on est prêt à payer ! » Les deux parties sont pour l’instant loin de tomber d’accord sur le sujet, et en attendant, les affaires continuent.