L'association des victimes civiles et militaires de la guerre du Golfe (Avigolfe) a demandé hier à Nicolas Sarkozy de faire avancer le dossier pour la reconnaissance officielle de « la réalité chimique et radiologique » de ce conflit et de ses conséquences sur la santé. Avigolfe, dont le siège est à Bordeaux et qui rassemble 1 300 familles, regrette de n'avoir reçu « aucune réponse » à la suite de sa visite au ministère de la Défense, le 13 novembre 2007. « Nous avions eu l'impression que, pour la première fois, nous étions entendus avec une certaine ouverture et bienveillance. Mais malgré nos multiples relances, aucune réponse ne nous a été adressée. C'est la première fois que le ministère de la Défense ne juge pas utile de nous répondre », regrette son président, Hervé Despalt.