• Le 6 octobre 2016, un ancien gérant de club libertin est condamné par le tribunal correctionnel de Libourne à 5 ans de prison dont 1 an avec sursis pour exercice illégal de la médecine, abus de faiblesse et agressions sexuelles.
  • Les trois femmes victimes racontent qu'il les a manipulées alors qu'elles étaient vulnérables, présentant les relations sexuelles comme curatives. 

Condamné en première instance à cinq ans de prison dont un avec sursis et obligation de soins, le 6 octobre 2016 par le tribunal correctionnel de Libourne pour exercice illégal de la médecine, abus de faiblesse et agressions sexuelles, Philippe Lamy est jugé ce mardi par la cour d’Appel de Bordeaux. Trois femmes sont parties civiles pour des faits qui se sont déroulés entre septembre 2012 et juin 2014.

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Il a nié les faits en première instance

Philippe Lamy est un quadragénaire, ancien gérant de la Villa Panthère, club libertin de Listrac Médoc, et lui même adepte de pratiques libertines. En première instance, il n’a pas reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi parlant de « relations consenties » et de « jeux de rôles » avec les trois plaignantes. Celui qui se faisait appeler Florenzo ou maître Ilario dans ces milieux, prétend qu’il a voulu réaliser leurs fantasmes et qu’à présent, parce qu’elles ne l’assument pas, cela se retourne contre lui.

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Des relations sexuelles présentées comme curatives 

Les trois victimes, qui ne se connaissent pas, ont en commun d’être gravement malades au moment où elles rencontrent ce beau parleur. Deux sont en dépression et la troisième affronte un cancer de la thyroïde. En plus de les dissuader de prendre leurs traitements médicaux, il va jusqu’à leur prescrire des gélules magnétisées par ces soins, ce qui explique qu’il soit poursuivi pour exercice illégal de la médecine. Alors qu’elles sont vulnérables, il va les placer sous sa coupe, leur faisant vendre leurs biens, adopter un nouveau régime alimentaire ou encore en les réduisant à des objets sexuels. Il a aussi prétendu auprès d'elles être en capacité de rentrer en communication avec des personnes décédées.

L’avocat des parties civiles, maître Daniel Picotin, voit dans cette affaire toutes les caractéristiques de l’emprise mentale et n’hésite pas à qualifier Philippe Lamy de « gourou ».