Avec près de 2 300 questions et quelque 8 500 participants, le débat public sur le projet de terminal méthanier au Verdon, porté par la société néerlandaise 4Gas a vraiment rempli son rôle. « Les habitants avaient un besoin d'échanges évident et de réelles inquiétudes », a souligné hier Louis-Julien Sourd, président de la commission particulière du débat public, qui présentait hier son compte-rendu. Au cours des réunions publiques, qui se sont déroulées entre le 1er septembre et le 14 décembre, « certains échanges ont parfois été constructifs et profonds, d'autres très tendus : beaucoup ont été perturbés par le public qui ne venait pas débattre, mais exprimer son refus de ce projet », a reconnu Louis-Julien Sourd.
Les différents experts, chercheurs ainsi que le maître d'ouvrage, la société 4Gas, ont tenté de donner toutes les informations dont ils disposaient. Mais « entre la première et la dernière réunion, l'opposition au projet n'a pas diminué », a expliqué Claudia Courtois, une membre de la commission dont le rôle « n'était pas de convaincre ». Selon son président, c'est du côté de la rive droite de l'estuaire de la Gironde que l'opposition était la plus forte, « car ils n'ont rien à gagner dans la réalisation de ce projet ». Tous les membres de la commission ont cependant déploré l'absence de prise de position officielle des élus, notamment celles du conseil général de la Gironde et du conseil régional d'Aquitaine. Mais le contexte préélectoral actuel n'est sûrement pas étranger à ce silence.