Les ex-salariées de l'usine de maillots de bain encore sur la touche. La cellule de reclassement d'Arena, à Libourne, n'a pas brillé par son efficacité à la suite de leur licenciement économique de mars 2007. Et maintenant, c'est la justice qui prend du retard. En effet, le verdict dans l'affaire qui oppose 92 salariés à leur ancien employeur devait tomber hier, mais il a été repoussé à mai. En raison de désaccords, les conseillers prud'homaux ont dû demander l'intervention d'un juge départiteur. « Nous sommes désolés, car ça repousse l'échéance alors qu'on était arrivé à des records de vitesse pour l'examen du dossier », confie François Ruffié, un des avocats des salariées. Ce dernier reste cependant confiant sur le contenu du dossier estimant, il y a quelques mois, que « licencier pour augmenter les marges n'est pas un motif ». Il demande 50 000 euros par salarié, en plus des indemnités. A ce jour, sur les 169 ex-salariés, seuls 28 ont retrouvé un CDI, 10 travaillent en CDD, 5 ont créé leur entreprise et 18 sont en formation. D'autres sont à la retraite ou se sont passées des services de la cellule, pourtant Arena évoque à ce jour le chiffre de 75 % de « solutions identifiées ».