D'ici à un an et demi, Bordeaux aura une gare à la hauteur de sa réputation. Finies les difficultés pour y accéder, pour se garer, pour s'y retrouver... Tout est actuellement revu par les collectivités locales, la SNCF et l'Europe. La gare va devenir un pôle d'échanges intermodal afin d'accueillir au mieux tous les voyageurs qui arrivent en tram, TER, train, bus ou vélo : chaque année, neuf millions de personnes s'y croisent. La gare doit à la fois illustrer l'identité de la ville - « ça doit être un espace public à la hauteur de Pey-Berland », a rappelé Vincent Feltesse, le président PS de la CUB - et être prête à accueillir la ligne grande vitesse en 2013. Les collectivités tablent, par ailleurs, sur un doublement du nombre de voyageurs d'ici à dix ans. Il était donc temps de revoir son fonctionnement.
Les accès vont totalement changer pour faciliter la circulation des voitures : la rue Terres-de-Bordes et le cours de la Marne vont être mis en double sens et la rue Charles-Domercq va changer de sens pour devenir accessible depuis les quais. Par ailleurs, 1 000 places de parking vont être ajoutées côté Belcier et la capacité de l'arrêt minute va tripler pour passer à 150 places, mais son accès sera contrôlé. Un meilleur accueil va aussi être réservé aux cyclistes avec l'installation d'arceaux et la création d'un espace de stationnement sécurisé. L'intérieur de la gare n'est pas en reste et devrait devenir un lieu de vie avec des services mieux identifiés et un véritable espace commercial.