Ubisoft est le troisième éditeur mondial de jeux-vidéos.
Ubisoft est le troisième éditeur mondial de jeux-vidéos. - K. Djanzesian / AFP
  • Ubisoft s’installe en septembre à Bordeaux
  • Pas de concurrence avec Asobo
  • 500 emplois dans les jeux-vidéos

Une prise de choix pour la Nouvelle-Aquitaine. Ubisoft, le troisième éditeur mondial de jeux vidéos après Electronic Arts et Activision, s’installe à Bordeaux en septembre prochain. L'éditeur français, fondé en 1986 par les cinq frères Guillemot en Bretagne, a choisi la capitale girondine à dessein.

« C’est une région fantastique avec un pôle multimédia reconnu. Angoulême et l’Ecole Nationale du Jeu et des Médias Interactifs Numériques (ENJMIN) ne sont pas loin. Pensons aussi au studio Asobo. Il y a une multitude de talents ici », précise Emmanuel Carré, porte-parole d’Ubisoft.

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Le fleuron du jeux vidéo français est déjà présent à Paris, Annecy, Lyon et Montpellier et totalise 2.000 salariés dans l’Hexagone. A Bordeaux, 50 personnes sont attendues dont 40 recrutements. Les postes recherchés sont à découvrir ici. Une journée de recrutement est même prévue le jeudi 29 juin : « Créer un jeu est un pari industriel et créatif. C’est l’alliance entre l’art et la technologie. Concrètement, nous lions informatique et artistique. Un ingénieur informatique chez Ubisoft est considéré comme un créatif. Bordeaux dispose à la fois d’écoles d’art, d’ingénieur et de numérique, c’est un atout ! », renchérit Emmanuel Carré.

Bordeaux, un vivier de talents

L’arrivée d’Ubisoft est perçue comme une aubaine par Asobo, studio partenaire habitué à travailler avec cette entité. Pour le gérant Sébastian Wloch « on s’approche de ce qu’il y avait il y a 20 ans à Bordeaux avec Infusio et Kalisto. On totalisait 500 emplois dans les jeux vidéos. Là entre Asobo et Ubisoft et les studios plus petits mais indispensables comme Big bad wolf je perçois un engouement et une certaine émulation autour de ce domaine. »

Asobo est en pleine campagne de recrutement et espère arriver à 200 salariés d’ici quelques mois. L’arrivée d’Ubisoft, qui a aussi la volonté de recruter, offre plus de débouchés pour les étudiants de la région : « On peut largement envisager que les studios parrainent un nouveau cursus scolaire. De toute façon, à Bordeaux, soit les étudiants venaient travailler chez nous, soit ils montaient à Paris. Là au moins il y aura plus de choix », souligne Sebastian Wloch. Même son de cloche pour Emmanuel Carré : « On travaille avec les étudiants, notamment ceux d’Angoulême, depuis un moment. On est très satisfait de leurs compétences. Il ne s’agit pas d’être concurrent mais de soutenir et de tirer tout le monde vers le haut. »

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Même si Bordeaux et la Nouvelle-Aquitaine demeurent loin derrière La Mecque de la création du jeu vidéo qu'est Montréal avec plus de 10.000 personnes travaillant dans ce domaine, la capitale girondine est en train de redorer ses lettres de noblesses. Et il n’est pas interdit que des salariés d’Ubisoft et d’Asobo se lancent dans l’aventure en créant des studios indépendants.

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