Extensions LGV dans le Sud-Ouest: La «pression» des grands élus dénoncée par les opposants

POLITIQUE Des associations, communes et communautés de communes qualifient d' « irresponsabilité financière, environnementale », la volonté de prolonger la LGV vers Dax et Toulouse...

E.P. avec AFP

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Illustration de la LGV Tours-Paris. 
/Credit:JEAN MICHEL NOSSANT/SIPA/1502131048

Illustration de la LGV Tours-Paris. /Credit:JEAN MICHEL NOSSANT/SIPA/1502131048 — SIPA

Dans un communiqué, 70 associations, deux communautés de communes, dix communes, un collectif d'élus sur six départements opposés aux lignes à grande vitesse (LGV) au-delà de Bordeaux vers Toulouse et Dax  ont dénoncé mardi une « pression inacceptable » de grands élus, qui ont récemment saisi l'Etat pour qu'il avance sur ces deux lignes.

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Ne pas laisser « la 4e ville de France à l'écart de la grande vitesse »

Début avril, de grands élus du Sud-Ouest avaient écrit une lettre au président de la République et aux candidats à la présidentielle, appelant l'Etat à « respecter » son « engagement » sur la construction des lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. La lettre était notamment cosignée des présidents (PS) des Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, Carole Delga et Alain Rousset, et des maires (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et Bordeaux, Alain Juppé.

Lundi, ce sont Carole Delga, Jean-Luc Moudenc et le président PS du Conseil départemental de Haute-Garone, Georges Méric, qui écrivaient aux candidats présidentiels, pour leur demander de « confirmer le lancement de la ligne Bordeaux-Toulouse » et ne pas laisser « la 4e ville de France à l'écart de la grande vitesse ».

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« Irresponsabilité financière »

Les Associations et Elus Nouvelle-Aquitaine et Occitanie opposés aux projets d'extension LGV ont, de leur côté, qualifié « d'inacceptable » une « pression des grands élus », qui « montre une irresponsabilité financière, environnementale et humaine considérable pour satisfaire leur ego, incompatible avec la situation actuelle et les vrais besoins du pays ».

Les anti-LGV rappellent dans leur communiqué que des recours « en bonne et due forme » sont pendants devant des Tribunaux administratifs et que les Déclaration d'utilité publique (Dup) prononcées en préfecture en juin 2016 par l'Etat « pourraient être annulées ».

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Fin mars, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, avait indiqué qu'il n'y avait pas « pour le moment » de projet LGV « en chantier », que les recours administratifs et juridiques « ne sont pas purgés » et qu'il appartiendra à l'Etat et aux élus de décider, « probablement courant 2018 », des étapes suivantes du projet LGV au-delà de Bordeaux.

La LGV Bordeaux-Toulouse mettrait Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris, contre au moins 5h20 aujourd'hui et environ 4h20 à partir du 2 juillet prochain, avec l'ouverture de la LGV Paris-Bordeaux.

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