Depuis le jour de l'An, il ne faisait pas bon vivre dans quelque 9 000 logements de la rive droite. Deux fuites successives sur le réseau de canalisations ont privé les habitants d'eau chaude et de chauffage à plusieurs reprises au cours de la semaine. « J'ai été obligée de dormir plusieurs fois avec un pull et deux couettes », raconte Aline Gilles, une occupante de la résidence Sarraillère à Cenon. Des accessoires qu'elle a remisés au placard hier matin, quand le réseau a enfin été rétabli. Mais, comme les autres habitants, elle reste prudente. L'eau chaude était déjà revenue vendredi, après la réparation de la première rupture de canalisation survenue le jour de l'An, mais samedi une deuxième fuite a été détectée. « Nous avons dû interrompre à nouveau le réseau dimanche afin de procéder aux réparations, que nous essayons d'effectuer dans les plus brefs délais », explique Guillaume Vraux, responsable de la communication de la Société d'exploitation thermique de la Gironde (Setgi).
Ce réseau souterrain de 22 km, qui alimente ces logements situés sur Lormont, Cenon et Floirac, n'est en effet pas de première jeunesse. « Il date d'une trentaine d'années et malgré un entretien régulier, nous ne sommes pas à l'abri d'une fuite », liée notamment aux problèmes de corrosion, reconnaît Guillaume Vraux. Au cours des derniers hivers, les pannes de ce type ont été monnaie courante. C'est donc pour tenter de minimiser ce type de désagréments que la communauté urbaine de Bordeaux (CUB), propriétaire du réseau, a décidé de mettre en place un vaste plan de fiabilisation.