Illustration justice.
Illustration justice. - M.LIBERT/20 MINUTES

Il a l’allure d’un « Monsieur tout le monde ». Un homme de 45 ans, employé municipal à Gradignan près de Bordeaux, comparaissait mercredi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour atteinte à la vie privée, relate Sud Ouest.

>> A lire aussi : Christophe Bejach, l’un des fondateurs de Terra Nova, condamné pour pédopornographie à Londres

En 2014, il avait installé discrètement un appareil photo dans la salle de bains de son domicile, grâce auquel il filmait et photographiait deux de ses filles âgées de 11 et 12 ans, et leurs amies qui venaient séjourner de temps en temps dans ce foyer respecté du voisinage.

Il filmait les viols répétés sur sa fille la plus jeune

Mais il ne s’agit là que d’une seconde affaire liée à une autre beaucoup plus grave. L’homme, qui donnait jusque-là une image très positive, investi dans son église et donnant même des cours de catéchisme, comparaîtra en juin pour les viols répétés entre 2013 et 2015 sur une autre de ses filles, âgée de 9 ans lorsque Interpol a découvert son calvaire.

>> A lire aussi : Dunkerque: Deux notables suspectés dans une affaire de pédopornographie

L’organisation internationale de police criminelle, en surveillant le Web, était tombée sur des images pédopornographiques et était remontée jusqu’à son auteur. Des images insoutenables, sur lesquelles on voyait les sévices imposés à son enfant.

Au total, 130.000 images pédopornographiques ont été trouvées sur l’ordinateur du prévenu. Une collection qu’il avait entamée en 2008. En détention provisoire depuis l’affaire, l’individu a reconnu les faits. Il a écopé d’un an de prison ferme pour le délit d’atteinte à la vie privée, dans l’attente de son procès devant les assises.

Mots-clés :