La décision des juges sera connue mi-février.
La décision des juges sera connue mi-février. - Jean-Pierre Muller

C’est un simple accident de la route qui a permis à la justice de découvrir la situation de ces ouvriers, exploités entre 2008 et 2012. Le 21 septembre 2011, deux des trois hommes ont un accident de camion à Hautefort, en Dordogne.

Selon Sud Ouest, alors que les gendarmes les interrogent, ils se rendent compte qu’ils sont employés illégalement par la société Maison d’Antan, dirigée par deux associés : l’un vit en Roumanie, l’autre dans le Périgord.

Pas de lits

C’est de cette façon que l’entrepreneur français s’alimente en main-d’œuvre très bon marché : selon l’enquête chacun est payé 700 euros par mois. Les forces de l’ordre vont alors visiter les chantiers où les ouvriers travaillent et découvrent leurs conditions de vie insalubres : ils dorment dans une cabane en bois à même le sol, sans eau ni sanitaires.

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Ils ne trouvent pas de fiche de paye et comprennent que l’employeur n’a jamais déclaré employer des salariés étrangers. Depuis, ce dernier a liquidé son entreprise pour en monter une nouvelle en Gironde… liquidée également.

En ce lundi, il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Périgueux. Le parquet a requis six mois de prison et 8.000 euros d’amende. La décision sera rendue courant février.

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