Le service Bluecub a été inauguré en janvier 2014.
Le service Bluecub a été inauguré en janvier 2014. - MB/20MINUTES

C’était il y a trois ans : le groupe Bolloré inaugurait Bluecub, son service de voitures électriques en libre accès à Bordeaux. A ses débuts, 200 abonnés utilisaient ces véhicules présents dans toute la ville. Aujourd’hui, l’entreprise se targue de compter 6.650 utilisateurs.

« On est dans nos objectifs sur l’année 2016 avec 53 % de croissance sur le nombre de location, explique François-Xavier Gardère, responsable du réseau Bluecub dans l’agglomération. Cette année, on a continué à développer en construisant de nouvelles stations et en rajoutant des véhicules supplémentaires ».

Présent dans douze communes, Bluecub a même dépassé les frontières de la métropole pour installer des stations à Arcachon, à environ une heure de Bordeaux. Un cas isolé car pour l’instant, l’entreprise ne compte pas étendre son réseau à de nouvelles communes périphériques.

Pas de concurrence directe

Ce troisième anniversaire se veut donc festif. D’autant que l’entreprise s’est positionnée sur un créneau précis : le déplacement en ville. Pour Nicolas Guenro, Directeur général de Citiz à Bordeaux, les usages de son service et de celui proposé par Bluecub ne sont pas concurrents, ils sont complémentaires : « Chez nous, la réservation est de 8h avec en moyenne 70 kilomètres parcourus. »

Et chez Bluecub ? « Elle est de 30 minutes pour 7,2km en trace directe, c’est à dire d’un point A à un point B », explique François-Xavier Gardère qui confirme que les deux services ne se font pas d’ombre.

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La petite voiture électrique se loue à environ 6 euros la demi-heure pour les abonnés. Ce qui en fait un service intéressant à condition de ne pas rouler trop longtemps. « Nous, on est là pour tous les autres usages de la voiture, sauf le trajet domicile-travail », précise le dirigeant de Citiz.

Des objectifs différents

Si les véhicules de Bolloré sont tous électriques et ont donc une autonomie limitée, chez Citiz, on trouve des hybrides et « des véhicules les moins polluants possible, qui permettent de démotoriser les foyers ». Car l’objectif prôné est le gain d’espace en ville : « Une voiture Citiz remplace 9 véhicules particuliers sur la chaussée. »

Pour le moment, Nicolas Guenro ne compte pas passer à l’électrique. « Ça reste plus cher en termes de coût de revient aujourd’hui. » Il se justifie en pointant du doigt le déficit prévu par Autolib, l’équivalent de Bluecub à Paris, qui s’élèverait à 179 millions de pertes d’ici 2023… et devrait en partie être remboursé par les municipalités.

« Quand on développe un service, on fait des investissements en permanence, ça repousse donc la date de remboursement du déficit », justifie François-Xavier Gardère. A Bordeaux cependant, le contribuable ne devrait pas avoir à mettre la main à la poche : « Contrairement à Paris, le service est purement privé ici. On a juste signé une Convention d’occupation temporaire du domaine pbc avec la métropole ».

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