Dassault envisage de transférer « plusieurs centaines de salariés » à Bordeaux

ECONOMIE Il « est logique d'inciter à créer des postes à Bordeaux plutôt qu'à Paris », car il « faut nous rapprocher des avions », a expliqué Eric Trappier, PDG de Dassault...

E.P. avec AFP

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Eric Trappier, PDG de Dassault a fait des annonces concernant l'Aquitaine.

Eric Trappier, PDG de Dassault a fait des annonces concernant l'Aquitaine. — CHANDAN KHANNA / AFP

Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, envisage de transférer à Bordeaux « plusieurs centaines de salariés », a-t-il déclaré, mercredi, dans un entretien au quotidien régional Sud Ouest.

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« Il s’agit bien dans mon esprit de plusieurs centaines de salariés de chez Dassault qui pourraient être transférés à Bordeaux. Nous y travaillons », a-t-il précisé.

Une décision « logique »

« Nous avons un bassin d’emploi important à Bordeaux. Nous avons des surfaces disponibles (…) nous avons un écosystème militaire particulièrement développé à Mérignac » (Gironde), dans la banlieue bordelaise, a souligné le patron de Dassault Aviation. Il « est logique d’inciter à créer des postes à Bordeaux plutôt qu’à Paris », car il « faut nous rapprocher des avions ». Il a évoqué notamment la « direction générale du soutien militaire » et ajoute que toutes les autres directions « vont devoir dire quels services elles peuvent transférer à Bordeaux ».

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Selon Eric Trappier, le troisième contrat Rafale conclu à l’étranger, avec l’Inde, a été signé avec « des compensations de l’ordre de 50 % de la valeur du contrat ». Le dirigeant estime que le groupe a « la vocation et la stratégie » de s'« implanter en Inde » et entend « utiliser ce premier contrat (avec ce pays) pour y démarrer une implantation industrielle », notamment dans « un partenariat avec le groupe aéronautique indien Reliance ». Une « implantation industrielle » qui, selon lui, « se développerait si d’autres contrats étaient signés ».

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