Gironde: Armé d’une fourchette, un détenu agresse un psychiatre

FAITS DIVERS Le prisonnier aurait adopté une attitude agressive après avoir entendu la « voix d’Allah »...

L.D. avec AFP

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La façade d'entrée de la Maison d'arrêt de Gradignan en janvier 2013.

La façade d'entrée de la Maison d'arrêt de Gradignan en janvier 2013. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Les faits se sont déroulés hier, au centre pénitentiaire de Gradignan, en Gironde. Alors qu’un psychiatre rendait visite à un détenu pour l’examiner, ce dernier l’a agressé avec une fourchette dans le but de le tuer. Il aurait aussi « fracassé du mobilier » sur sa tête, selon Emmanuel Giraud, responsable régional du syndicat FO pénitentiaire pour la Nouvelle Aquitaine.

Plusieurs séjours en hôpital psychiatrique

Le détenu aurait expliqué avoir agi après avoir été poussé par « la voix d’Allah ». C’est une surveillante qui s’est interposée pour protéger le médecin. Elle a aussi reçu des coups. Quant au médecin, choqué, il a immédiatement été emmené à l’hôpital. La gravité de son état n’est pas encore connue.

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Agé de 30 ans, l’agresseur avait été condamné en 2014 à sept ans de prison pour avoir pris en otage les passagers d’un train en gare de Bordeaux, en juillet 2011. Il avait retenu pendant deux heures une femme sous la menace de deux sabres japonais et les policiers d’élite du GIPN avaient dû intervenir pour le maîtriser. Aucun passager n’avait été blessé. En garde à vue, il avait affirmé vouloir « se faire abattre par les policiers ». Il avait déjà effectué plusieurs séjours en hôpital psychiatrique.

Une unité spéciale pour les détenus ayant des troubles psychiatriques

« On demande que les détenus soient orientés vers des structures adaptées » à leur état psychiatrique, a insisté Emmanuel Giraud, soulignant que l’agresseur, pourtant connu et suivi pour ces troubles, était placé en détention à Gradignan dans une unité « classique ».

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Malgré ses antécédents, l’homme avait même bénéficié d’un régime de semi-liberté qui lui permettait de sortir de prison plusieurs jours par semaine, ne rentrant en cellule que pour la nuit. Un régime de semi-liberté qui avait été révoqué début 2016 pour « apologie du terrorisme », selon M. Giraud. « Il y a une unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) pour les détenus souffrant de troubles psychiatriques qui vient d’ouvrir à l’hôpital de Cadillac (Gironde), sa place était là-bas ! », estime le syndicaliste.

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