Après plusieurs années de crise, le vignoble bordelais semble enfin retrouver le sourire. Hier, c'est avec une certaine satisfaction qu'Alain Vironneau, président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), a dressé un bilan de la campagne 2006-2007. La commercialisation des vins a en effet progressé de 0,4 % en volume par rapport à la campagne 2005-2006, avec 5,67 millions d'hectolitres vendus. A l'international, on note une hausse des exportations de 3 % en volume et de 4 % en valeur. « Le négoce refait ses réserves et la viticulture déstocke. C'est de bon augure pour attaquer les nouvelles campagnes », s'est félicité Alain Vironneau. Pour lui, « le choix fait par le CIVB d'assainir le marché de ses vins », via l'arrachage et la distillation, « a été la condition sine qua non de la reprise ».
Aujourd'hui, 68 % de la production de vin de Bordeaux est vendue en France, alors que le reste (32 %) part à l'étranger. L'Union européenne est le plus gros acheteur (63 %). Alors que l'Allemagne est le premier marché en volume des vins de Bordeaux, le Royaume-Uni est le premier en valeur. Le CIVB s'est fixé pour objectif de faire progresser les exportations. « Pour ce faire, il faut de l'argent, car l'offre, même qualitative, ne suffit pas à créer la demande », a pointé le représentant de l'interprofession. Il a notamment regretté la faiblesse des budgets de communication de la région Aquitaine, estimant qu'elle se repose un peu trop sur la « notoriété » de son vin.