Nouvelle Aquitaine: Que pensent les élus du Limousin et de Poitou-Charentes de ce nom?

RÉGION Les élus régionaux ont voté majoritairement pour cette appellation ce matin. Elle ne sera officielle qu’après sa validation par le Conseil d’Etat…

Laetitia Dive

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Le socialiste Alain Rousset est à la tête de cette nouvelle grande région.

Le socialiste Alain Rousset est à la tête de cette nouvelle grande région. — SIPA

« Nous nous appelons maintenant Nouvelle Aquitaine et nous allons les uns et les autres lui faire honneur », déclarait ce lundi matin Alain Rousset, président de la nouvelle grande région, devant l’assemblée plénière du Conseil régional.

Cette appellation a été votée par une majorité d’élus, dont certains du Limousin et de Poitou-Charentes. « On ne perd pas notre identité avec ce nouveau nom. Moi je suis creusois et reste creusois avant tout ! », explique le conseiller régional Eric Correia.

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Côté Poitou-Charentes, le député Dominique Bussereau approuve le choix du nom Aquitaine mais conteste l’adjectif apposé : « on se complique la tâche avec « Nouvelle »… les gens ne vont pas l’utiliser ».

Pour le parlementaire de Charente-Maritime, garder simplement « Aquitaine » aurait été plus simple, d’autant que Bordeaux reste le chef-lieu.

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Tout comme son collègue de Creuse, il souligne que, parmi les choix proposés, le nom d’Aquitaine était le plus logique au regard de l’Histoire : le duché d’Aquitaine s’étendait autrefois sur le même territoire.

Malgré l’aspect historique, on parle plutôt de futur chez les élus de la nouvelle grande région : « Ce mot - Nouvelle - est une façon de regarder vers l’avenir », affirme Alain Rousset.

L’élu creusois Eric Correia insiste, lui, sur les défis qui les attendent, notamment sur le plan agricole : « il y a une majorité de territoires ruraux dans ce nouvel espace. C’est surtout ça qui m’intéresse ».

Le nouveau nom doit être validé par le Conseil d’Etat qui devra prendre un décret au plus tard le 1er octobre. Cette appellation sera néanmoins suivie par le nom des trois anciennes régions, en vertu d’un amendement déposé par EELV.

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