le premier étage du magasin Citadium à Bordeaux
le premier étage du magasin Citadium à Bordeaux - E.BOUGOT
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Les seules choses « qu’on ne peut pas faire dans ce magasin, c’est voler et fumer. » Sophie Bocquet, directrice des magasins Citadium, martèle ce message comme un slogan. Car chez Citadium, la (jeune) clientèle branchée, que l’on a renommée ici les « Millenials », peut faire ce qu’elle veut : manger, squatter, écrire ou tagguer les murs…

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Et ce sera bien entendu le cas dans le magasin bordelais qui ouvre ses portes ce vendredi. Sur deux niveaux, il s’étale sur 1.100 m2 au cœur du nouveau quartier de la Promenade Sainte-Catherine. L’enseigne, spécialisée dans le streetwear, propose un étage complet dédié à la sneaker, des vêtements, des accessoires de mode, de la nourriture…

 

L'étage du Citadium de Bordeaux est dédié aux sneackers
L'étage du Citadium de Bordeaux est dédié aux sneackers - E.BOUGOT

Dans une décoration très style industriel signée de l’architecte Antonio Virga, le magasin propose déjà quantité de graffs signés par des artistes tels que Atelier 29, un collectif de quatre Parisiennes, Jeanspezial, un Bordelais, ou Seize, un Marseillais.

 

Le rez-de-chaussée du magasin Citadium de Bordeaux
Le rez-de-chaussée du magasin Citadium de Bordeaux - E.BOUGOT

Escalier orange en tôle et skates miroirs au plafond

Au cœur du magasin, on trouve un immense escalier orange en tôle perforée. Au plafond, des skates miroirs, « qui refléteront les couleurs et les gens » explique Ion Metulesco, directeur de l’architecture au sein du groupe Printemps, propriétaire de Citadium.

 

L'escalier central du Citadium de Bordeaux
L'escalier central du Citadium de Bordeaux - E.BOUGOT

L’endroit entend également devenir un lieu artistique prisé, avec des spectacles de danse, des concerts, des DJ’s et des youtubeurs qui viendront l’animer régulièrement. Un babyfoot déjà présent dans les autres boutiques sera aussi mis à disposition de la clientèle, tout comme un photomaton.

 

Le plafond de skates miroirs au magasin Citadium de Bordeaux
Le plafond de skates miroirs au magasin Citadium de Bordeaux - E.BOUGOT

« Notre staff partage les mêmes codes que notre clientèle »

Une vingtaine de personnes ont été recrutées pour cette ouverture. « Notre staff a une très grande proximité avec nos clients : les vendeurs sont tatoués, piercés… Ils partagent les mêmes codes » explique Sophie Bocquet. « Et la moitié provient de nos autres magasins. On sent que Bordeaux est une ville qui attire. »

Le choix de s’implanter à Bordeaux s’est fait il y a cinq ans. « Nous avions visité un emplacement au sein de la Promenade Sainte-Catherine, mais il ne nous convenait pas, raconte Sophie Bocquet. Nous avons cherché d’autres lieux, sans succès. Et puis, il y a un an, le promoteur de la Promenade, Redevco, est revenu vers nous car il avait un emplacement qui se libérait. Il était parfait. »

Seulement six mois de travaux

Les travaux d’aménagement ont commencé en novembre. « Six mois pour construire un magasin, c’est un record, nous n’avions jamais fait cela. Mais nous voulions absolument ouvrir avant l’Euro de foot » poursuit Sophie Bocquet.

Présent depuis quinze ans, Citadium possède désormais cinq enseignes, dont deux à Paris et une à Marseille et Toulon. L’objectif est de posséder entre 10 et 15 magasins en France d’ici à 2020. « Ce que nous cherchons, ce sont des emplacements exceptionnels en plein centre-ville. »

Citadium espère attirer à Bordeaux, « ville où l’univers du street est très présent », entre 600.000 et 800.000 personnes par an.

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