Il est 17 h 17. Le TER Bordeaux-Arcachon entre en gare de Pessac, sa carcasse couverte de graffitis. Patrick s'y serre, comme tous les soirs : « L'essentiel, c'est que ça roule ». Comme lui, 30 000 usagers parcourent chaque jour ce réseau aquitain de TER, vieux de plus de trente ans. Et les habitués sont chaque année plus nombreux : 6 à 10% de fréquentation supplémentaire en 2006 selon les lignes. Les trois cents trains en activité ne suffisent déjà plus. « Le matin, à Biganos, les gens restent debout », déplore Laurent Motard, responsable de la ligne Bordeaux-Arcachon -la plus fréquentée du réseau.Il attend quatre nouvelles rames pour janvier et compte sur les extensions du tram pour désengorger la fin du trajet. Patrick Mayen, responsable marketing du TER Aquitaine, promet une hausse de 50 % du nombre de véhicules d'ici à 2015. « Et la qualité du service s'améliore », précise-t-il. Après un début d'année difficile en raison de pannes et d'un manque d'effectifs, la SNCF peut à nouveau se targuer de bonnes statistiques : en juillet et août, neuf TER sur dix affichaient moins de cinq minutes de retard à l'arrivée. Des embauches prévues en 2008 devraient permettre de fluidifier encore ce trafic. Reste la vétusté des trains. La région réfléchit à s'équiper en rames modernes à deux étages, après avoir commencé le remplacement des anciens trains.