Les derniers débats autour du projet de pont Bacalan-Bastide ont eu lieu vendredi en conseil communautaire, avant que le projet ne soit définitivement validé. Chacun est resté campé sur ses postitions - les Verts et les socialistes bordelais contre et les autres pour - mais quelques précisions ont été apportées afin de répondre aux réserves qu'avait émises la commission d'enquête publique tout en validant le projet de pont levant, en mai dernier. Il s'agissait notamment des conditions de circulation lorsque le pont serait ouvert et la justification d'un tel projet. Alain David, le maire PS de Cenon, a expliqué vendredi que l'interruption de la circulation liée à l'ouverture du pont ne représenterait que 1 % du temps sur l'année et 2,5 % sur la saison des croisières. Pour ce qui est de la justification du projet, l'élu n'était pas à court d'argument : besoin d'un nouveau franchissement apparu dès 1995, amélioration des conditions des déplacements urbains, favoriser l'union entre les deux rives de la Garonne...
Ces arguments n'ont pourtant pas convaincu les élus socialistes bordelais et les Verts qui ont demandé une nouvelle enquête publique, estimant que la population n'avait pas eu toutes les informations. Par ailleurs, ils pensent que ce projet de « pont autoroutier » ne va en rien désenclaver les quartiers. Leurs arguments n'ont pas eu beaucoup d'échos, la plupart des élus considérant qu'ils avaient déjà assez perdu de temps et qu'il fallait avancer.