Girondins: Après le maintien, le ventre mou ou le final en boulet de canon ?

FOOTBALL Avec 42 points et 9 longueurs d’avance sur le premier relégable, les Girondins sont à l’abri de la Ligue 2…

Marc Nouaux

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Les Girondins fêtent un but inscrit par Adam Ounas à Monaco le 1er avril 2016.

Les Girondins fêtent un but inscrit par Adam Ounas à Monaco le 1er avril 2016. — AFP

Les Girondins avaient raison de ne pas spécialement craindre la Ligue 2. Sur les sept derniers matchs de la saison, il leur fallait une victoire, voire peut-être un ou deux nuls en plus, pour être sauvés. En s’imposant à Monaco (2-1) vendredi, ils ont tué le suspens. Avec 42 points au compteur, ils peuvent désormais être sereins jusqu’au bout même si Ulrich Ramé, le coach girondin « pense que ce ne sera pas suffisant pour le maintien ».

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Si le nouvel entraîneur bordelais est dans son rôle en adoptant un discours prudent, il est clair que le danger est désormais derrière pour son club. C’est plutôt la crainte d’une fin de saison en roue libre qui effraie plus d’un supporter. S’il reste un alléchant déplacement à Marseille dans une semaine, puis la réception du PSG le 27 avril, les quatre autres matchs sont loin d’être des affiches face à Angers, Caen, Lorient et Troyes.

A peine un tiers de victoire cette saison

Englué dans le ventre mou, Bordeaux, qui cherche à se rassurer en alignant beaucoup de joueurs à vocation défensive, n’est pas parti pour développer un football spectaculaire lors de ses six dernières rencontres. A Monaco, « l'équipe s'est appuyée sur un bon bloc, elle a fourni des efforts, elle a montré du don de soi », note Ramé. Cela devrait donner le ton de la fin de saison.

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Tant pis pour le spectacle, le club et le public veulent surtout voir des victoires, ce dont il a été bien sevré cette saison (17 en 48 matchs toutes compétitions confondues, soit à peine un tiers des matchs gagnés). L’Europe paraît inaccessible avec un retard de six points à combler sur le sixième, Saint-Etienne, le maintien est presqu’en poche. Une fois que tout le monde aura prononcé la fameuse formule « il faut finir le mieux possible », aux dirigeants girondins de commencer à anticiper la saison prochaine.

Lors des dernières années, en termes de recrutement et de stratégie, Bordeaux a toujours eu des coups de retard. Cette année, entre les reconductions de contrat (Chantôme, Diabaté), la question du nouvel entraîneur (Gourcuff ?) et les velléités de départ d’autres (Rolan, Sané), il va encore y avoir du travail à faire en amont. Lors des deux derniers mois, l’animation risque donc d’être davantage en coulisses que sur le terrain en Gironde.