Mauro Arambarri, le jeune milieu uruguayen des Girondins après avoir manqué une occasion face au Gazelec Ajaccio, le 5 mars 2016 à Bordeaux.
Mauro Arambarri, le jeune milieu uruguayen des Girondins après avoir manqué une occasion face au Gazelec Ajaccio, le 5 mars 2016 à Bordeaux. - AFP

Mauro Arambarri (20 ans) a été un petit peu mis de côté par Willy Sagnol, son entraîneur, pendant quatre semaines. Titularisé au sein d’une équipe qui n’avait pas vu le jour face à Saint-Etienne (1-4) il y a un mois, il a payé le naufrage collectif, étant sorti à la mi-temps de ce match et il n’a eu droit depuis qu’à cinq minutes à Reims (1-4) avant de jouer une demi-heure face à Ajaccio (1-1), samedi.

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L’Uruguayen a fait les frais de la gestion très froide de Willy Sagnol en ce qui concerne ceux qui passent au travers d’un match. Milan Gajic, Isaac Kiese-Thelin, Abdou Traoré ou Diego Contento ont aussi connu ça cette saison. Arambarri prend son mal en patience. « C’est vrai que je ne joue pas trop mais je pense que petit à petit, bien aidé par mes coéquipiers, je vais m’adapter à ce jeu qui est très différent de l’Uruguay. Mais avec du temps et du travail, ça viendra. »

Une grosse vendange contre le Gazelec

Il est donc encore trop tôt pour savoir ce que vaut vraiment celui qui a été cité comme un grand espoir d’Amérique du Sud par Diego Forlan, l’une des vedettes de son pays. Cité comme un joueur « box to box » à la mentalité de leader, on l’a pour l’instant vu évoluer assez bas contre Saint-Etienne puis comme meneur de jeu contre Ajaccio.

Face aux Corses, il s’est d’ailleurs procuré une énorme occasion de but qu’il a vendangée. « J’ai fait un crochet pour éliminer le défenseur mais je tire de très peu à côté du cadre », regrette-t-il. Pour avoir d’autres occasions de se montrer, il doit trimer à l’entraînement, loin des caméras.

« Nous n’avons pas beaucoup de temps »

« Je dois m’entraîner à fond, comme on doit toujours le faire, insiste-t-il. Je dois surtout travailler les choses qui me manquent aujourd’hui. Je dois les améliorer. En Uruguay le jeu est plus lent, ici il est très rapide. Nous n’avons pas beaucoup de temps pour prendre une décision. »

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Son entraîneur a indiqué il y a quelques jours qu’on allait pouvoir le voir davantage sur le terrain, comme Malcom, l’autre Sud-Américain arrivé en janvier et peu vu en un mois. « Ce sont des joueurs très jeunes qui sont là depuis quatre semaines qui ont un besoin de s’adapter au foot européen et besoin de plus d’intensité, notamment d’intensité défensive, a indiqué Sagnol. Mais sur les dix-quinze derniers jours d’entraînement on ressent du positif. »

Maintenant que la saison des Girondins ne représente presque plus aucun enjeu, il est peut-être temps de voir la jeunesse à l’œuvre, avec un Arambarri avec plus de responsabilités.

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